Procès de Jawad Bendaoud : le tribunal rendra sa décision le 14 février

This courtroom sketch created at the palais de Justice court in Paris on January 24, 2018 shows Jawad Bendaoud in the dock, accused of harbouring two of the jihadists in the aftermath of the November 2015 Paris attacks. The first trial stemming from the November 2015 Paris terror attacks opened with suspect Jawad Bendaoud in the dock, accused of harbouring two of the jihadists in the aftermath of the carnage. / AFP PHOTO / Benoit PEYRUCQ

Une peine de quatre ans de prison a été requise contre Jawad Bendaoud, jugé depuis le 24 janvier pour “recel de malfaiteurs terroristes” pour avoir logé à Saint-Denis deux jihadistes impliqués dans les attentats meurtriers du 13 novembre 2015.

Un dessin représente Jawad Bendaoud, le 26 janvier 2018, lors de son procès à Paris.
Un dessin représente Jawad Bendaoud, le 26 janvier 2018, lors de son procès à Paris
Le tribunal correctionnel de Paris rendra sa décision le 14 février dans le procès de Jawad Bendaoud, jugé pour avoir logé à Saint-Denis deux jihadistes impliqués dans les attentats meurtriers du 13 novembre 2015.

Une peine de quatre ans de prison a été requise mardi 6 février contre Jawad Bendaoud, jugé depuis le 24 janvier pour “recel de malfaiteurs terroristes”. Il est jugé au côté de deux autres prévenus, Mohamed Soumah et Youssef Aït Boulahcen, qui comparaissent respectivement pour “recel de malfaiteurs terroristes” et “non-dénonciation de crime”. Jawad Bendaoud et Mohamed Soumah encourent six ans de prison ferme, alors que Youssef Aït Boulahcen risque cinq ans de prison.

Les avocats de Jawad Bendaoud ont demandé, mercredi, sa relaxe. Pour sa dernière prise de parole au procès, le prévenu a répété qu’il ne savait pas que les deux hommes qu’il logeait, Abdelhamid Abaaoud, le cerveau présumé des attentats et son complice Chakib Akrouh, étaient des terroristes. Ces jihadistes sont morts dans le squat de Jawad Bendaoud le 18 novembre 2015 au matin, dans l’assaut des policiers du Raid. “Jusqu’à aujourd’hui, je ne comprends pas ce qui m’est arrivé”, a déclaré le prévenu. “Peut-être que j’irai en enfer, mais pas pour avoir hébergé ces terroristes là, parce que je ne savais pas que c’étaient des terroristes”, a-t-il poursuivi.

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